Historique
Histoire de la paroisse Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette
Le territoire
La paroisse Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette a été créée en 1794 d’un démembrement de celle de Charlesbourg. L’histoire du territoire sur lequel elle a été formée remonte à 1671. En effet, au recensement de 1666, aucun habitant n’était installé sur ces terres. Les premières concessions de terres par les Jésuites, dans ce secteur de la seigneurie Saint-Gabriel, remontent à 1671. La côte Saint-Antoine, qui deviendra la rue Racine au 20e siècle, est la première à être peuplée. L’historien Marcel Trudel affirme qu’en 1674 une dizaine de famille s’y trouve.
Ces premiers établissements furent ardus pour les censitaires qui se retrouvaient en plein milieu de la forêt, toutefois la rivière Saint-Charles était à deux pas. D’autres côtes furent rapidement ouvertes jusqu’au début du 18ème siècle, le petit Saint-Antoine, Saint-Jacques dite la Misère, Pincourt dite Saint-Martin, l’Ormière dite Sainte-Barbe, Saint-Claude dite la Longue-Queue, bien d’autres viendront par la suite. Il ne faut pas oublier les côtes Saint-Romain et Saint-Bernard, qui se trouvaient cependant dans la seigneurie Saint-Ignace, à l’est de l’actuel boulevard de la Colline.
De son côté, le Village-des-Hurons a été établi sur le territoire qu’il occupe aujourd’hui en 1697, soit plus de 25 ans après l’arrivée des Euro-québécois dans le secteur. Les terres de la chapelle Notre-Dame-de-Lorette avaient d’ailleurs été concédées à des Euro-québécois, puis revendues aux Jésuites en 1697, qui les concèderont aux Hurons en 1697. Ceux-ci ayant fuit les Iroquois en 1649 après un terrible massacre, avaient été amenés dans la région de Québec par les Jésuites. Ils se retrouveront à Lorette, l’Ancienne-Lorette, en 1673, pour aboutir à la Jeune-Lorette en 1697.
La carte de Gédéon de Catalogne datant de 1709 démontre qu’environ une centaine de familles possédaient des terres sur le territoire de ce que deviendra la paroisse Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette. À cette époque, ce territoire était borné au sud par Saint-Roch et Saint-Sauveur, à l’ouest par l’Ancienne-Lorette, à l’est par Charlesbourg et des terres en bois debout au nord.
Les premiers pas
Jusqu’en 1794, Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette et Charlesbourg ne formaient qu’une seule et même paroisse connue sous le nom de paroisse Saint-Charles-Borromée de Charlesbourg. C’est en 1787 que les Canadiens français demeurant près du bourg Lorette s’adressaient à monseigneur Jean-François Hubert, alors évêque de Québec, afin d’obtenir la formation d’une nouvelle paroisse. L’évêque leur fit savoir qu’il ne pouvait se rendre à leur demande, faute de prêtre.
En 1794, à la suite d’une nouvelle requête, l’évêque permettait l’achat d’un terrain pour la construction d’un presbytère et d’une église. Cette année là, le révérend Joseph Paquet, prêtre natif de la côte Saint-Romain, fut nommé premier curé de la nouvelle paroisse de la Jeune-Lorette sous le vocable de Saint-Ambroise, grand docteur de l’Église.
Les églises
Depuis sa fondation notre paroisse a connu une chapelle et 4 églises. Le 2 décembre 1795 avait lieu la bénédiction d’une chapelle à même le presbytère de 50 pieds par 36 pieds. En 1798, la chapelle étant devenue trop petite, on commença à construire une église de 108 pieds par 48 pieds bénie en 1809. En 1890, cette église fut démolie pour faire place à un temple plus vaste, au coût de 125 000$, terminé en 1903 et détruit par le feu le 13 décembre 1908. En 1911 ce fut la bénédiction de la troisième église incendiée en février 1967. En 1967-1968, on procède à la construction de l’église actuelle.
Démembrement de la paroisse depuis sa fondation
1905 : Le rang connu sous le nom de Lac-Saint-Charles est détaché de notre paroisse pour former, avec une partie de Charlesbourg, la paroisse Notre-Dame-des-Laurentides.
1906 : Le rang de la Montagne est détaché pour former la paroisse Saint-Gérard-Magella.
1925 : Le rang Saint-Ignace est séparé à son tour pour former la paroisse Saint-Émile.
1946 : La partie nord de la paroisse, au nord de la voie ferrée, soit la ville de Château d’Eau, se détache pour former la paroisse Sainte-Marie-Médiatrice. Le territoire au nord du boulevard des Martel jusqu’aux limites de la paroisse Saint-Gabriel de Valcartier fait aussi parti de la nouvelle paroisse.
1962 : La partie est, le Moulin des Mères et Saint-Jacques, forme maintenant la paroisse Saint-André.
1991 : Une partie sud de la paroisse est détachée pour agrandir la paroisse Sainte-Monique-les-Saules.
1992 : La partie Sainte-Geneviève située à l’ouest du Boulevard Henri IV est détachée pour faire partie de la paroisse Saint-Gérard-Magella.
2004 : Le premier janvier de cette année, la paroisse Sainte-Marie-Médiatrice est rattachée à la paroisse Saint-Ambroise pour n’en former qu’une seule avec deux lieux de culte. L’église Sainte-Marie-Médiatrice fut construite en 1950.
Conclusion
Le territoire de notre communauté chrétienne comprend l’ancienne ville de Loretteville et la partie ouest de Neufchâtel. Avec ses 39 000 habitants, notre paroisse est l’une des plus grandes et des plus populeuses du Diocèse de Québec. Plus de 1000 bénévoles sont impliqués dans les divers services de la paroisse structurés en 43 comités de travail.
Étrangement, avec la division des arrondissements de la Ville de Québec qui sera effective à partir du 1er novembre 2009, le territoire de la paroisse Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette sera pratiquement recréé. Le nouvel arrondissement de La Haute-Saint-Charles formera presque parfaitement la paroisse de 1794. Ne manquera alors que le secteur Saint-Jacques et une partie de l’est du territoire dans Neufchâtel qui forment la paroisse Saint-André. Curieux hasard de l’histoire.
Denis Paul et Mario Lussier





